mercredi 2 mai 2012

Revue de presse européenne

Bon... Je vous la fais un peu en vrac, avec toutefois toujours l'Espagne dans le collimateur de la blogosphère :

Egan Jones, l'agence de notation la plus crédible car réellement libre, et qui avait annoncé les subprimes (contrairement aux 3 autres), abaisse la note de l'Espagne :
Egan Jones Cuts Spain For Second Time In Two Weeks, From BBB- To BB+
ZeroHedge, 30/04/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Et les étrangers fuient désormais la dette espagnole :
Bank of Spain Confirms Foreigners Dump Spanish Bonds; Spanish Banks Foolishly Load Up
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 01/05/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Via Google Translate, please consider Bank of Spain confirmed that foreign capital flees Spanish bonds
The weight of foreign capital in the total of Spanish government debt has declined considerably in the first three months of the year, rising from 50.48% at end-2011 to 37.54% last March. At the same time, the Spanish bank increases its exposure to domestic bonds to record highs of more than 170 billion euros.

62 Billion Euro Leakage in Last 3 Months



Maintenant que le pays est à terre, tous les anciens vassaux en profitent pour se rebiffer, et c'est encore une boite espagnole qui se fait nationaliser, en Bolivie cette fois, toujours en accusant l'Espagne de sous investissement... On avait oublié d'inclure ça dans les effets de la chute d'un empire...
Another Energy Company Nationalized As Bolivia Follows In Argentina's Footsteps; More Pain For Spain
ZeroHedge, 01/05/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Bolivia is seizing the local assets of Spain’s Red Electrica Corp. to give the government control of the Andean nation’s electricity grid.

President Evo Morales signed the nationalization decree today, Communications Minister Amanda Davila said in a telephone interview from La Paz. The Alcobendas, Spain-based company’s investment in its Bolivian unit was inadequate and the energy industry should be controlled by the government, Davila said.



L'Europe en récession... Va bientôt falloir rajouter la France...
Interactive Map Of Europe's Recessionary Tide
Reuters via ZeroHedge, 30/04/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Et Bruxelles préparerait un plan de relance par l'investissement de 200 milliards. 200 milliards, c'est un point de PIB de la zone euro. Autant dire peanuts. On dirait qu'on préparer déjà le petit nonos à donner à ronger à Hollande en cas de victoire pour qu'il n'aille pas déranger tous leurs petits plans... Rapporté à la France, ça ferait du même ordre que le grand emprunt de Sarkozy... Pas de quoi fouetter un chat...
Bruxelles préparerait un vaste plan d'investissement
Le Figaro, Hayat Gazzane, 29/04/2012 (en Français texte en français )
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Des sources européennes ont confié à El Pais que la Commission européenne était en train de mettre sur pied un programme d'investissement de 200 milliards d'euros pour l'Europe.

ce programme, qui vise à réactiver la croissance en Europe, concernerait plusieurs secteurs dont les infrastructures, les énergies renouvelables et les technologies de pointe.

Pour financer ce projet, l'Union européenne aurait recours à un «montage financier» qui s'appuierait sur la Banque européenne d'investissement (BEI) et le Mécanisme européen de stabilité financière (MES). Bruxelles se servirait des 12 milliards d'euros non utilisés du MES pour attirer des fonds privés qui viendraient renflouer la BEI et serviraient de «garantie pour lancer des projets d'infrastructures public-privé». Le montage s'appuierait sur des «instruments financiers sophistiqués et des obligations garanties par l'UE», explique le quotidien. L'autre solution consisterait à pousser les pays membres à injecter 10 milliards d'euros au capital de la BEI. Mais cette option semble être la moins probable en raison de l' «asphyxie» de leurs comptes publics.



Et ça commence à jaser sur les 1000 milliards prêtés aux banques :
Bruxelles veut savoir ce que les banques ont fait des 1 000 milliards d'euros de la BCE
Le Monde, Clément Lacombe et Anne Michel, 26/04/2012 (en Français texte en français )
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La Commission européenne entend demander des comptes aux banques sur l'utilisation des 1 000 milliards d'euros que leur a octroyés la Banque centrale européenne (BCE), en décembre 2011 puis février, à travers des prêts inédits à trois ans et à faible taux.

Selon les informations du Monde, Michel Barnier, commissaire au marché intérieur, a demandé au président de l'Autorité bancaire européenne (EBA), Andrea Enria, de s'intéresser à l'usage qu'ont fait les établissements financiers de ces prêts bonifiés. Ils devaient éviter un assèchement du crédit dans la zone euro, en permettant aux banques d'accéder à une liquidité devenue introuvable hors des guichets de la BCE, du fait de la crise de la dette, et inciter aussi le secteur bancaire à continuer à financer les États.

"Qu'ont fait les banques de cet argent ? L'ont-elles redistribué à l'économie réelle en prêtant aux ménages et aux entreprises ? En ont-elles profité pour se recapitaliser, en mettant en réserve l'argent ainsi gagné ? Ont-elles racheté des dettes d'État ?", s'interroge une source à Bruxelles.

La démarche de M. Barnier fait écho aux questions de la classe politique européenne sur le sens de ces prêts aux banques, quand les États, interdits d'accès au guichet de la BCE, continuent de se financer à un prix de marché, souvent élevé. Se pose aussi la question du financement de l'économie.



Et en Allemagne, sans surprise, alors que les fonctionnaires ont eu 6% d'augmentation, pour ceux qui en chient dans le blizzard et dans la concurrence en première ligne, ça sera au mieux 4%...
Bras de fer pour les salaires en Allemagne
Libération, Nathalie Versieux, 30/04/2012 (en Français texte en français )
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Métallurgie. Avant les négociations avec le patronat, le syndicat IG Metall a déclenché des grèves hier.

Le puissant syndicat de la métallurgie avait provoqué la stupeur en Allemagne en présentant, en février, ses revendications pour les 3,6 millions de salariés du secteur : + 6,5% de hausse des salaires ; l’embauche automatique des apprentis en fin de formation et la consultation des salariés avant tout recours à des intérimaires.

Question salaires, le patronat sait qu’il devra concéder des hausses proches de 4%. Car la métallurgie allemande se porte bien et, surtout, les syndicats avaient accepté, lors des précédentes négociations, des augmentations très modérées pour ne pas affecter ce qui paraissait alors n’être qu’une timide reprise.

8 commentaires:

  1. ""Qu'ont fait les banques de cet argent ? L'ont-elles redistribué à l'économie réelle en prêtant aux ménages et aux entreprises ? En ont-elles profité pour se recapitaliser, en mettant en réserve l'argent ainsi gagné ? Ont-elles racheté des dettes d'État ?", s'interroge une source à Bruxelles."


    Quel cirque.... Barnier est un clown. La "source" est clown, également.

    Tout cela participe du théâtre, de la création de fausse dissension, de faux débats, réthorique à la mords moi le noeud.

    Les chiffres sont publics, oui les banques italiennes et espagnoles se sont gavées de bonds de leur souverain. oui les banques ne prêtent pas au privé, et refoutent le blé du LTRO auprès de la BCE.

    En quoi il y a un "questionnement" ? En quoi il y a un doute ? Barnier est il totalement crétin ?

    Ils se foutent de nous.

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    1. peut etre qu'ils avaient des trous a reboucher en urgence et que cet argent est déja disparu.je pense entre autres aux cds qu'ils vont peut etre etre obligés d'honorer,ou alors des trous normaux de comptabilité trafiquée.autre hypothese,l'argent part dans les paradis fiscaux et sert a acheter du bond us.en echange les usa achetent des titres européens

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  2. Ils se foutent de nous.

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    1. Un lien intéressant : pour voir les bourses européennes d'un coup d'oeil.

      http://www.forexpros.com/indices/european-indices?majorIndices=on

      L'Espagne et l'italie se prennent une bonne tôle.

      Mais tout va bien chez nous, Hollande arrive.

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  3. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/liquider-les-rentes-de-situation-115936

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    1. Encore un exemple frappant de la veulerie, et pour tout dire de la bêtise, des Grecs.

      http://tinyurl.com/bwefyaj

      Ils pensent pouvoir s'affranchir des lois économiques. Au lieu de s'adapter, ils pratiquent la politique de l'autruche.

      Tant pis pour eux.

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  4. MÉPRISANCE
    Avez-vous remarqué les files d'attente de plus en plus longues à La Poste ? La quasi-impossibilité de faire venir un technicien France Télécom sur le terrain ? L'attente téléphonique incroyable pour accéder au service des impôts ?

    Il s'agit d'organiser l'exaspération de tous contre tous - des parents contre les professeurs, des usagers contre les postiers, des malades contre les services d'urgence, des artisans et petits entrepreneurs contre les inspecteurs du travail, des contribuables contre l'administration fiscale.

    Il s'agit dans maints pays de rendre impossible le fonctionnement des services publics. Ensuite on les privatise. Ce fut la méthode Thatcher.

    Retour à la Grèce trente ans plus tard : l'insistance avec laquelle, vue de France, on traite la question des rentrées fiscales en Grèce accrédite le cliché raciste d'une désorganisation levantine, d'une paresse héliotypique, d'une corruption schizophrénique : le Grec, tout à la fois corrompu et corrupteur, est incapable de se réformer. Il n'arrive pas à crever sans crier. Le Grec est désespérant : appelé à disparaître, il n'arrive pas à le faire en silence.

    Une certaine presse en France pouvait bien titrer il y a quelques semaines sur "la haine des riches" : s'agissait-il en l'occurrence de la haine à l'égard des riches (oh, pauvres d'eux...) ? Ou de la haine qu'éprouvent les riches pour les autres ? Du bon et complet usage du complément du nom.

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  5. La religion est de retour.$

    Avant les prêtres arrachaient les cœurs de prisonniers ou immolait des femmes pour contenter tel ou tel dieu assoiffé de sang.
    Aujourd'hui, des mecs en costard cravates font mourir des gens de faim ou de froid pour contenter le dieu marché assoiffé de fric.

    Néanmoins, le problème reste entier : tuer des gens en se réfugiant dans la religion ou derrière un bilan comptable ne fait ni tomber la pluie, ni résoudre la crise économique.

    Pour les services publics, y encore pire : les restrictions d'essence pour les forces de l'ordre. C'est la raison de leur relative moindre présence.

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